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Je ne suis pas responsable des émotions des autres

Renaud Fulconis - Je ne suis pas responsable des émotions des autres

Nous sommes toutes et tous différents, et uniques. Chacun de nous a une culture, une éducation, des modèles, des croyances pour n’évoquer que cela, qui nous sont propres. Ce que je veux dire par là, c’est que nos réactions aux évènements nous sont personnelles. Une situation qui me rend triste laissera peut-être de marbre un de mes proches et la peur de mon amie en avion m’est étrangère. Terminer simplement un marathon vous rendra peut-être fou de joie quand l’un de vos copains d’entrainement sera en colère de ne pas être descendu sous les trois heures.
Ok, ça ce sont nos différentes réactions à des évènements extérieurs.

Parlons maintenant des émotions que peuvent ressentir les autres à notre contact. C’est là que je recopie le titre de cet article :

Je ne suis pas responsable des émotions des autres !
On croit souvent que ce que ressentent ceux qui composent notre environnement affectif, amical ou professionnel peut-être de notre responsabilité. Or, il n’en est rien. Vous avez bien lu, il n’en est rien, jamais rien.

Une émotion, c’est personnel, et chacun de nous est responsable de ce qu’il en fait, car nous avons toujours le choix !

Quelle que soit la proximité que nous entretenons avec quelqu’un, notre conjoint, notre femme, nos parents, nos amis et amies, leurs émotions leur appartiennent, à eux, et à eux seuls. Vous êtes ce que vous êtes, ils sont ce qu’ils sont. Vous n’êtes pas responsable de leur bonheur, ni de leur malheur, pas davantage que n’est vrai le contraire. Bien sûr, cela n’empêche pas l’empathie – la capacité à se mettre à la place de l’autre et de ressentir ses émotions – et la compassion ou le soutien qui peut l’accompagner. Libre à vous ensuite de décider ce que vous voulez faire.

Porter le malheur ou la colère d’autrui n’est pas de notre responsabilité, pas plus que de faire son bonheur. À moins de ne le choisir, d’en être heureux, et d’y trouver du sens, ce n’est pas à nous de faire que l’autre aille bien. N’oubliez pas aussi que comme les émotions, la définition du bonheur est très personnelle. Vous pouvez être l’élément déclencheur d’une émotion chez quelqu’un, mais cela ne vous rend pas responsable. La tristesse de celui ou celle que vous quittez peut-être compréhensible, mais votre responsabilité, c’est d’exprimer ce que vous ressentez, juste cela. Libre à l’autre ensuite d’exprimer également son ressenti, ses émotions, ou pas.

Je vais un peu plus loin ok ? Si un type me met son poing dans la figure, il est à l’origine de la colère ou de la tristesse qui m’envahit peut-être. Il n’est cependant pas responsable de cette colère, ou de cette tristesse. Ce que je fais de son acte abjecte m’appartient. Bien sûr, je peux lui renvoyer son coup, et pourquoi pas y ajouter un bon coup de pied entre les jambes. Cela le conduira sans doute à me répondre, et moi ensuite, jusqu’à ce qu’un passant courageux vienne nous séparer.
Je peux aussi considérer qu’il n’a pas le contrôle de mes émotions, puis accepter ma colère bien légitime et passer mon chemin. Plus facile à dire qu’à faire, je vous l’accorde. Cela demande de s’approprier ces éléments, et de les mettre en application, à chaque fois que c’est possible. Vraiment pas de la tarte, mais extrêmement bénéfique !!

Je ne suis pas responsable du bonheur ni du malheur de l’autre. L’autre n’est pas responsable de mon bonheur, ni de mon malheur !

Comprenez moi, je ne vous propose pas de devenir un être égoïste ignorant ce que ressentent les autres, je vous invite à toujours garder en tête que les seules émotions dont vous avez la responsabilité, ce sont les vôtres. Quoi que vous pensiez, quoi que vous disiez et plus largement, qui que vous soyez, vous n’êtes pas responsable des réactions et des émotions des autres. Chacun n’est responsable que de lui-même.

Alors lâchez-vous la grappe, détendez-vous, lâchez prise. Vous avez déjà beaucoup à faire à mener votre barque au port pour ne pas porter le fardeau d’une ou plusieurs autres personnes.

Le meilleur moyen d’être bien avec autrui, quel qu’il soit, c’est de commencer à diriger la bienveillance dans votre direction. Ce n’est qu’à partir de là que vous pourrez rayonner et être vraiment bien avec les autres. Vous verrez par ailleurs que cela se fait plus facilement que vous n’imaginez. En étant ouvert, accueillant, à l’écoute, et disponible quand vous le pouvez (c’est vous qui décidez de cela ok ?), vos renforcerez les liens. Impossible d’être bien avec les autres si on ne commence pas par soi. Soyez vous même, en accord avec vous même et permettez aux autres d’être de même.

Là aussi, vous verrez tout le bien que vous allez en tirer !

Le saviez-vous ?
Une émotion précisément, c’est quoi ?
C’est le psychologue américain Paul Eckmann, qui a mis en lumière dans les années 70, la corrélation entre les émotions et les expressions faciales. De son travail résulte aussi la découverte d’une universalité dans nos expressions faciales. Que nous soyons français, burkinabé ou coréen, notre visage s’exprime d’une manière similaire en présence des émotions.

À l’époque des recherches en question, il décrit les émotions suivantes comme étant les principales :
La joie, la surprise, la colère, la tristesse, la peur et le dégoût. Plus tard, au début des années 90, il ajoutera les suivantes à la liste, certaines n’étant pas en lien avec une expression faciale : la satisfaction, l’amusement, le soulagement, le plaisir, la fierté, la gêne, l’excitation, la culpabilité et la honte.
On cite plus généralement les émotions comme étant la joie, la colère, la tristesse et la peur.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le travail remarquable de Paul Eckmann, regardez cette vidéo, et aussi les suivantes.

Les émotions, c’est un vaste sujet et j’y reviendrai.

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